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La page cachée

Ce que les chiffres ne racontent pas.

La page qui explique d'où vient ma manière de travailler.

Si tu es arrivé ici, tu as probablement déjà vu les chiffres.

Mon portfolio montre ce que mon travail peut produire dans un contexte donné. Il ne dit pas comment je réfléchis, ce que je cherche dans une collaboration, ni pourquoi j'emploie aujourd'hui les mots bras droit marketing.

C'est le rôle de cette page.

Je ne l'ai pas écrite pour convaincre tout le monde. Elle s'adresse à la personne qui envisage de me confier une partie importante de son marketing et qui veut savoir qui se trouvera réellement de l'autre côté de l'écran.

Je viens d'un monde où une erreur de quelques microns peut bloquer tout le système

J'ai passé dix-sept ans dans l'horlogerie de luxe.

J'y ai travaillé comme constructeur mouvement, dans l'engineering et la microtechnique, au débogage de prototypes, puis comme adjoint d'un bureau technique. Mon quotidien consistait à comprendre pourquoi un mécanisme qui semblait juste sur le papier ne fonctionnait pas une fois assemblé.

Dans ce métier, une explication séduisante ne remet pas une montre en marche. Il faut observer, mesurer, revenir à la cause et vérifier l'effet de chaque modification sur l'ensemble.

Le fond d'une montre Panerai laissant voir son mouvement mécanique, gravé CAL. P.3000, Swiss made, vingt et un rubis
Le calibre P.3000, ma première construction horlogère, imaginée en 2008-2009. J'ai acheté une montre qui en porte un en 2022, l'année où j'ai quitté le salariat pour me mettre à mon compte.

J'ai conservé ce réflexe.

Lorsqu'un tunnel vend moins, je ne commence pas automatiquement par réécrire la page. Je regarde ce qui se passe avant et après : la promesse de l'offre, la provenance du trafic, le taux d'inscription, la qualité des rendez-vous, les objections qui reviennent, la manière dont l'équipe commerciale reprend le message.

Un email ne travaille jamais seul. Une VSL non plus.

Chaque pièce appartient à un système, et la qualité d'un texte dépend souvent d'une décision prise plusieurs semaines avant son écriture.

Cette façon de regarder les choses ne vient pas d'un framework appris sur Internet. Elle vient de milliers d'heures passées à chercher le point précis qui empêchait un ensemble de fonctionner correctement.

L'horlogerie m'a appris la précision, le diagnostic et la responsabilité technique. Le marketing m'a appris à comprendre une audience, à formuler une promesse et à conduire une décision jusqu'à l'achat.

Je n'ai pas découvert le copywriting la veille de me déclarer copywriter

Mon travail en ligne a commencé en 2017 avec un blog sur la parentalité.

Au départ, il fallait simplement parvenir à écrire des choses que de vraies personnes auraient envie de lire. Puis comprendre comment attirer ces lecteurs, garder leur attention, construire une audience et transformer une idée en quelque chose d'utile.

Je me suis formé au webmarketing et au copywriting. J'ai écrit des emails, des pages, des contenus et des offres bien avant d'utiliser le titre de bras droit marketing.

De 2021 à 2023, j'ai aussi travaillé comme business coach au sein de l'équipe de Jeremy Kohlmann. J'y ai accompagné plus de 350 entrepreneurs et écrit notamment une page de vente pour Jeremy.

Cette période m'a donné accès à une variété de situations qu'un portfolio montre rarement. Des entreprises avec une bonne offre mais aucun ordre dans leurs priorités. Des entrepreneurs très visibles qui ne savaient pas quoi vendre ensuite. D'autres qui demandaient une nouvelle page alors que leur vrai problème se trouvait dans l'offre, le trafic ou le suivi commercial.

À force de voir ces situations, j'ai appris à ne pas accepter trop vite le problème tel qu'il est formulé.

Quand quelqu'un me demande une séquence email, ma première question porte rarement sur le nombre d'emails. Je veux savoir ce que cette séquence doit faire, ce que la personne a déjà entendu, ce qu'elle croit encore, et ce qui se passera après son clic.

Le texte vient ensuite.

Le titre de bras droit est arrivé après le rôle

Pendant longtemps, j'ai continué à me présenter comme copywriter alors que mon travail avait déjà débordé du document à écrire.

Un client me demandait un email. La discussion amenait au calendrier de vente. Le calendrier révélait un problème de séquence. La séquence obligeait à revoir la page. Puis il fallait suivre les chiffres, comprendre les retours commerciaux et choisir ce que nous allions tester ensuite.

De mai 2025 à juin 2026, j'ai tenu le rôle de copy chief auprès de Nina Voit. Newsletters, pages de vente, VSL, tunnels et lancements : l'ensemble du copy passait par moi.

La partie visible reste constituée de textes. La valeur réelle venait aussi de la continuité. Je connaissais les offres, les campagnes précédentes, les objections de l'audience, les décisions déjà testées et les contraintes de l'équipe. Chaque nouvelle campagne pouvait partir de ce que la précédente nous avait appris.

C'est là que je suis le plus utile.

Je préfère connaître suffisamment bien un business pour anticiper ce qui arrive, repérer une incohérence avant qu'elle coûte une semaine et arriver avec des priorités plutôt qu'avec une liste de questions à faire trancher au dirigeant.

Le titre de bras droit marketing a simplement fini par rattraper la place que j'occupais déjà.

Ce que je prends, et ce que je ne prendrai jamais à ta place

Le dirigeant garde la vision, l'expertise métier, les décisions sur l'offre et les arbitrages importants. Personne ne peut les assumer correctement sans porter aussi la responsabilité de l'entreprise.

Je prends le relais juste après.

Je transforme les priorités en calendrier. Je relie les campagnes entre elles. Je construis le message et j'écris les pièces qui doivent le porter. Je coordonne avec la personne qui intègre, le media buyer ou les autres membres de l'équipe. Je regarde ensuite les résultats pour déterminer ce qu'il faut conserver, corriger ou arrêter.

Mon travail consiste aussi à rendre les décisions plus faciles. Quand ton arbitrage est nécessaire, tu dois savoir ce qui se joue, quelles sont les options et ce que je recommande. Tu ne devrais pas avoir à reconstituer le contexte toi-même à partir de cinq conversations et de trois tableaux.

Je ne gère pas personnellement les comptes publicitaires et je ne me présente pas comme media buyer. Je peux suivre le coût par prospect, le coût par rendez-vous, le ROAS et la qualité du trafic, puis travailler avec la personne responsable de l'acquisition. Cette distinction est importante. Un bras droit sérieux doit savoir lire ce qu'il ne produit pas lui-même, sans prétendre maîtriser un métier qu'il n'exerce pas.

Ma manière de travailler tient en quelques principes

Je commence par écouter et lire.

Les appels de vente, les messages reçus, les objections, les témoignages et les mots utilisés spontanément par les clients contiennent souvent davantage de matière qu'un document de marque parfaitement présenté. Je cherche les tensions qui reviennent, les croyances qui bloquent et les preuves capables de les déplacer.

Ensuite, je choisis.

Un marketing qui essaie de tout dire en même temps ne donne aucune raison claire d'avancer. Il faut accepter qu'un angle passe devant les autres, qu'une priorité repousse une bonne idée et qu'une campagne ne puisse pas remplir cinq fonctions à la fois.

Puis j'écris et je suis ce qui se passe.

Je regarde les taux d'inscription, les clics, les rendez-vous, les ventes, les coûts et les retours qualitatifs. Les chiffres ne disent jamais tout, mais ils empêchent de transformer une préférence personnelle en vérité marketing.

Enfin, je documente ce que nous avons appris. Le lancement suivant ne devrait pas repartir de zéro simplement parce que personne n'a pris le temps d'écrire pourquoi une décision avait fonctionné.

J'utilise l'IA, mais je ne lui confie pas mon jugement

J'utilise l'intelligence artificielle pour accélérer la recherche, structurer de l'information, suivre des données, comparer des variantes et réduire les tâches mécaniques.

Elle me permet d'aller plus vite. Elle ne connaît ni ton audience, ni les tensions internes de ton équipe, ni la raison pour laquelle une formulation apparemment correcte sonne faux dans ta bouche.

Le choix d'un angle, la lecture d'une contradiction, le respect d'une voix et la responsabilité d'une recommandation restent humains. L'IA augmente ma capacité de travail. Elle ne porte pas la décision à ma place.

Je ne cherche pas à construire une agence avec trente clients

Je limite volontairement le nombre de collaborations récurrentes que j'accepte. Sept constitue mon plafond, pas un objectif à dépasser.

Ce choix a une conséquence simple : je dois sélectionner les entreprises dans lesquelles mon implication produit réellement de la valeur. Une offre déjà validée, une audience ou un canal d'acquisition existant, des données accessibles et un dirigeant prêt à partager une partie du pilotage créent un terrain de travail solide.

Je pourrais vendre davantage de pages isolées, accumuler les commandes et déléguer une grande partie de l'écriture. Ce modèle ne m'intéresse pas.

Je veux connaître les offres sur lesquelles je travaille, reconnaître les objections sans devoir relire un brief, comprendre les périodes fortes du business et savoir pourquoi nous avons pris une décision trois mois plus tôt.

Cette profondeur demande du temps. Elle impose aussi des limites claires. Je ne promets pas une présence permanente sur WhatsApp, des corrections sans fin ni un résultat financier que je ne contrôle pas entièrement. Je promets de préparer le travail, de dire ce que je vois, d'assumer mes recommandations et de conduire ce qui m'est confié jusqu'au bout.

Mon entreprise doit rester compatible avec ma vie

Je suis italien, né en Suisse, où je vis toujours. Mes parents ont quitté l'Italie pour s'y installer. J'ai grandi avec trois sœurs plus jeunes et je suis aujourd'hui marié et père de trois enfants.

La famille n'est pas un élément de storytelling ajouté pour rendre cette page plus chaleureuse. Elle influence directement la manière dont je construis mon activité.

Giacomo attablé avec ses trois enfants à la terrasse d'une pizzeria, leurs visages masqués
Avec mes trois enfants. Je ne montre pas leurs visages.

Je veux être présent. Je veux travailler avec intensité sans laisser le travail occuper chaque espace disponible. Je veux gagner correctement ma vie sans créer autour de moi une organisation qui exige d'être joignable à toute heure pour continuer à fonctionner.

Cette exigence m'oblige à mieux travailler. Elle pousse à anticiper, à documenter, à poser des limites et à construire des collaborations dans lesquelles chacun sait ce qu'il porte.

Le temps libre n'est pas ce qui reste lorsque tout le travail est terminé. Le travail n'est jamais terminé.

Le temps doit être protégé par des choix.

Tu ne trouveras pas ici de personnage de marketing

Je ne suis pas le plus bruyant dans une pièce. Je n'ai aucune envie de jouer au gourou, de prétendre avoir une réponse à tout ou de transformer chaque apprentissage en méthode déposée.

Je préfère comprendre avant de parler. Lorsque quelque chose ne tient pas, je le dis. Lorsque l'idée du client est meilleure que la mienne, je la prends. Lorsque le problème ne vient pas du copy, je refuse de faire croire qu'une nouvelle page suffira.

Cette façon de travailler peut parfois être inconfortable.

Un bras droit qui valide tout ce que tu proposes te soulage pendant dix minutes et te coûte ensuite plusieurs semaines.

La loyauté professionnelle demande parfois de ralentir une idée, de remettre un chiffre en contexte ou de poser une question que personne dans l'équipe n'a envie de poser.

Je n'ai pas besoin d'avoir raison seul. J'ai besoin que la meilleure décision disponible soit prise, puis correctement exécutée.

Pourquoi cette page est cachée

La plupart des visiteurs veulent savoir ce que j'ai fait, pour qui et avec quels résultats. La page principale répond à ces questions plus rapidement.

Toi, tu as continué.

Cela signifie peut-être que tu ne cherches pas seulement quelqu'un capable d'écrire une VSL ou une séquence. Tu veux savoir avec qui tu vas réfléchir, ce qu'il fera lorsqu'il ne sera pas d'accord, et si tu peux lui confier une partie du système sans créer davantage de pilotage pour toi.

Voilà ma réponse.

Je viens d'un métier où les systèmes doivent fonctionner réellement. J'écris depuis 2017. J'ai observé des centaines d'entrepreneurs, travaillé au cœur de plusieurs business et appris à relier le message, l'exécution et les chiffres.

Je veux peu de collaborations, mais je veux les connaître en profondeur.

La place que je cherche à tenir est simple : comprendre suffisamment bien ton marketing pour faire avancer ce qui doit l'être, conduire les décisions jusqu'à leur exécution et te laisser concentré sur celles que toi seul peux prendre.

PS : Oui je suis fan de montres de luxe, et je pourrais manger des pizzas tous les jours ;)

On en parle

Si tu as lu jusqu'ici, autant parler du vrai sujet.

Écris-moi ce que tu vends, à qui, et ce qui dépend encore trop de toi.